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L’Acropole d’Athènes

Voici une vieille carte de l’Acropole d’Athènes.

http://www.insecula.com/oeuvre/O0020230.html

Sur le même site Internet on retrouve beaucoup d’informations sur l’Acropole d’Athènes de même que des images intéressantes à présenter à vos élèves.

L’Acropole d’Athènes est l’expression suprême de l’adaptation de l’architecture à un site national. Cet ensemble grandiose de structures massives parfaitement équilibrées crée un paysage monumental d’une beauté unique formé d’une série complète de chefs-d’œuvre du Ve siècle av. J.-C. Les monuments de l’Acropole ont exercé une influence considérable, et cela pas seulement au cours de l’Antiquité gréco-romaine, alors qu’on les considérait comme des modèles exemplaires dans tout le monde méditerranéen, mais aussi à l’époque contemporaine.

Depuis le stade du mythe jusqu’au culte institutionnalisé, l’Acropole, en vertu de sa facilité de lecture et de sa diversité, témoigne de manière exceptionnelle des religions de la Grèce ancienne. C’est le temple sacré qui a engendré les légendes fondatrices de la ville. Il illustre les civilisations de la Grèce au cours de plus d’un millénaire. Depuis le palais des rois du XVe siècle et les murs pélagiques de la première fortification, jusqu’à l’Odéon construit en 161 apr. J.-C. par Hérode Atticus, une série unique de monuments y a été construite et s’est conservée sur l’un des espaces occupés de la manière la plus dense de toute la Méditerranée.

L’Acropole occupe un promontoire rocheux situé 156 m au-dessus de la vallée de l’Ilissos, d’une superficie de moins de 3 ha. Dès le IIe millénaire av. J.-C., c’était une forteresse qui protégeait les lieux de culte et les palais royaux. L’accès au plateau était protégé par un mur, le Pelasgicon, qui existait avant les invasions doriennes qui menacèrent Athènes à partir de 1200. L’Acropole fut reconstruite après la chute des tyrans Hipparque, en 514, et Hippias, en 510. Le Pelasgicon, qu’un oracle de Delphes avait déclaré maudit, fut détruit. La ville supérieure, privée de remparts, fut ainsi affaiblie, si bien que les Perses menés par Xerxès, s’en étant emparés en 480, pillèrent et brûlèrent ses sanctuaires. Paradoxalement le pillage de l’Acropole assura alors la conservation de l’un des plus importants groupes de sculptures archaïques du monde grec. Le rempart fut construit avant 472-471 av. J.-C., en même temps que les « Longs Murs » qui reliaient Athènes à son port du Pirée. Avec Périclès, le Ve siècle av. J.-C. marque l’apogée de la démocratie athénienne. Les décennies comprises entre 447 et 406 virent la construction des quatre chefs-d’œuvre de l’art grec classique : le principal temple consacré à Athéna, le Parthénon ; les Propylées, l’entrée monumentale qui remplaça la porte de Pisistrate, construite à l’emplacement de l’une des entrées de la citadelle des anciens rois ; le temple d’Athéna Nikê ; enfin, l’Érechthéion. La désastreuse guerre du Péloponnèse et la capitulation d’Athènes en avril 404 av. J.-C. entraînèrent la destruction des « Longs Murs », mais elles n’eurent pas de conséquence grave sur les monuments de l’Acropole.

La colline sacrée d’Athènes, dont les monuments suscitaient l’admiration générale, continua à être embellie par différents grands hommes, dont les souverains de Pergame, de Cappadoce et d’Égypte, des empereurs romains comme Claude et Hadrien, et de riches citoyens privés comme Hérode Atticus, le tuteur de Marc Aurèle. Les premiers dommages ont été infligés à l’héritage monumental de l’Acropole lors du raid d’Hérulien en 267 apr. J.-C. Depuis lors, et en dépit de longues périodes de calme relatif, les monuments et le site ont été endommagés à différentes reprises. Les Byzantins transformèrent les temples en églises et transportèrent leurs trésors artistiques à Constantinople. Après l’effondrement de l’Empire byzantin en 1204, Athènes passa aux mains de souverains francs qui avaient peu de considération pour ses ruines. Lorsque les Turcs prirent la ville en 1456, le Parthénon devint une mosquée et l’Érechthéion fut utilisé sporadiquement comme harem par le gouverneur turc. En 1687, l’année la plus tragique, le siège de l’Acropole par l’armée vénitienne de Morosini aboutit à l’explosion du Parthénon dont les Turcs avaient fait une poudrière. Au XIXe siècle, avec l’autorisaiton officielle du sultan, lord Elgin, ambassadeur du roi d’Angleterre auprès de la Sublime Porte, compléta le pillage en achetant des marbres qui sont devenus, depuis 1815, l’orgueil du British Museum. Après un siècle de fouilles et de restaurations effectuées sur le site, l’Acropole est actuellement un laboratoire expérimental des techniques de conservation à ciel ouvert les plus innovatrices, visant à sauvegarder les marbres endommagés par une grave pollution atmosphérique.
Source : UNESCO/CLT/WHC

http://whc.unesco.org/fr/list/404

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